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La crème des boulangers à Rouen

Très tôt, hier matin, quelques minutes après le début des épreuves, un candidat du Nord-Pas-de-Calais a abandonné. Submergé par le stress et l'émotion du concours. Il faut dire que l'atmosphère est lourde depuis lundi à l'Institut national de la boulangerie pâtisserie (INPB) de Rouen.

Quinze des meilleurs boulangers de l'hexagone s'affrontent pour tenter de décrocher un titre de meilleur ouvrier de France. Un prix prestigieux qui récompense l'excellence d'une profession.

Les postulants au titre de MOF se sont entraînés avec rigueur et assiduité afin de faire leurs preuves devant le jury composé de vingt-cinq professionnels.

Des semaines de préparation

Luc Boulet, responsable pédagogique à l'INPB, voit en cette préparation celle d'un grand sportif : « Pour les prétendants, c'est vraiment un gros investissement. Cela représente des heures et des heures de travail en laboratoire. Tout se joue pour eux en l'espace de quelques jours. Moralement et physiquement, c'est dur ! »

Boris Portolan, formateur à l'INPB de Rouen, s'est préparé durant un an et demi à ce concours. Vacances et week-end inclus. Hier, il a passé l'épreuve pratique en réalisant différentes variétés de pains et de viennoiseries. Après neuf heures d'agitation derrière son plan de travail, il commente son travail : « je suis content de moi. J'ai terminé dans les temps, c'est bien. Globalement, je suis très satisfait même s'il y a toujours à redire sur certains détails ».

La crème des boulangers français est évaluée dans trois domaines : une partie orale et technologique, avec des questions sur les matières premières, le matériel ou encore la commercialisation des produits ; une partie pratique avec la réalisation d'une commande de pains et de viennoiseries ; et une partie artistique avec la notation d'un chef d'œuvre sur le thème du cinéma, réalisé préalablement au concours.

« Ce n'est pas n'importe qui ! »

Boris Portolan a travaillé des jours entiers pour concevoir cette pièce : « C'est impossible de me prononcer sur le nombre d'heures exactes mais je pense que cela dépasse les 400 heures ».

Aujourd'hui, les membres du jury se réunissent à huis-clos pour élire les lauréats de la 22e promotion de ce concours national. Le président du jury, Aîmé Bilé, avance à demi-mots qu'« il y aura plusieurs MOF ».

La liste des vainqueurs sera dévoilée jeudi 25 mars à Paris. Ce jour-là, Boris Portolan et les autres candidats sauront s'ils rejoignent le club très fermé des soixante meilleurs ouvriers de France. « Sur les 33.000 entreprises artisanales existantes, ce n'est pas beaucoup ! Un MOF ce n'est pas n'importe qui ! », conclut Luc Boulet.

BAPTISTE LAUREAU