| L’enseigne
boulangerie : la signature de l’artisan
Depuis le
25 mai 1998 la
loi n° 98-405 fixe les conditions
juridiques de l'exercice de la profession d'artisan
boulanger.
•
Les deux conditions obligatoires :
le boulanger maîtrise la production et ne
congèle pas
Peuvent utiliser l'appellation
de "boulanger" et l'enseigne commerciale
de "boulangerie" les professionnels
qui assurent eux-mêmes, à partir
de matières premières choisies,
le pétrissage de la pâte, sa fermentation
et sa mise en forme ainsi que la cuisson du pain
sur le lieu de vente au consommateur final. Les
produits ne peuvent à aucun stade de la
production ou de la vente être surgelés
ou congelés.
•
1er cas particulier : la vente itinérante
La dénomination «boulangerie»
peut être utilisée lorsque le pain
est vendu de façon itinérante, à
condition que le boulanger remplisse les conditions
précisées ci-dessus.
Des peines sont prévues en cas d'infractions.
•
2ème cas particulier : le fournil délocalisé
Selon la loi, toutes les étapes
de la production doivent être réalisées
en un seul et même lieu. Parfois, les locaux
de certaines boulangeries sont trop étroits
pour être entièrement équipés.
Dans ce cas, le boulanger «délocalise»
son fournil dans un local plus spacieux et vend
ses produits dans un/des magasin(s) situé(s)
ailleurs. Il perd alors le droit d’attribuer
l’enseigne «boulangerie» à
son point de vente. |