| L’électricité
occupe une place importante en boulangerie. C’est
une énergie propre et souple à l’utilisation.
En revanche, son coût relativement élevé
et les risques qu’elle présente nécessitent
le respect de règles strictes.
Voici quelques problèmes liés à
l'installation électrique. s aborderons
les problèmes liés à l’installation,
puis ultérieurement ceux liés aux
matériels. Ces éléments d’information
sont destinés à favoriser le dialogue
avec votre installateur.
• L’alimentation
du local
L’installation
d’une boulangerie doit être faite
en triphasé, soit :
>
3 câbles pour les phases
>
et 1 pour le neutre
A partir de ce branchement, on pourra distribuer
du courant tri ou monophasé.
EDF est responsable de l’installation jusqu’au
compteur. Ce dernier est relié à
un disjoncteur de branchement, qui marque le point
de départ du réseau sous votre responsabilité.
Le disjoncteur permet :
>
la mise en service ou hors service de l’installation,
>
la protection de l’ensemble de l’installation
contre les surintensités,
>
le contrôle de la puissance souscrite par
le client.
EDF propose plusieurs formules d’abonnement
qu’il faut attentivement étudier
pour optimiser les coûts.
La puissance à souscrire s’obtient
en faisant la somme des puissances des appareils
installés. Comme ils ne sont pas tous utilisés
en même temps, on applique un coefficient
de foisonnement qui est généralement
de 75%
>> Formules
de calcul
En
220 volts, une formule simplifiée
permet de calculer approximativement un
élément quand on connaît
les deux autres :
Puissance (P) = Tension (U) x
Intensité (I)
Exemple :
2200 W = 220 V x 10 A
Un appareil d’une intensité
de 10 ampères sous une tension
de 220 volts représente une puissance
de 2200 watts.
La puissance s’exprime
en watt (W) ou kilowatt
(kW)
La tension en volt
(V)
L’intensité
en ampère (A)
En 380 volts, la formule simplifiée
devient :
Puissance (P) = 1,732 x Tension
(U) x Intensité (I)
En réalité, dès que
la machine comporte un moteur, la formule
se complexifie.
Cette formule simplifiée serait
par exemple applicable au four à
soles électrique, à une
tempéreuse à chocolat, mais
pas au pétrin. |
• La distribution de l'énergie
Il est important
de fractionner le réseau en sous-réseaux
pour permettre des interventions sans arrêter
l’ensemble.
>> Les tabeaux
A partir de l’armoire principale, on prévoira
par exemple 3 tableaux divisionnaires :
>
1 pour la boulangerie
>
1 pour la pâtisserie
>
1 pour le magasin
A partir de ces tableaux, des circuits distincts
permettront d’alimenter les machines, l’éclairage,
le réseau de prises...
Chaque machine
à poste fixe (pétrin, façonneuse...)
doit disposer d’un circuit distinct
et être protégée par un dispositif
de sécurité : fusible ou
disjoncteur qui empêcheront des échauffements
par surintensité. Le disjoncteur est préférable,
car en cas de coupure, il est facile de le réenclencher.
Au moment de la
réception des travaux, bien vérifier
que les disjoncteurs ont été identifiés
par un étiquetage clair.
C’est beaucoup de temps de gagné,
le jour où un problème se pose.
On parle souvent des disjoncteurs différentiels
: quel est leur rôle ?
En plus de celui du disjoncteur classique, ils
vont détecter toute fuite de courant vers
la terre à travers la masse de la machine.
En arrêtant le courant dans un temps très
court, il vous protège contre le risque
d’électrocution. Le disjoncteur différentiel
ne peut être efficace que si la prise de
terre est de bonne qualité.
>>
Déclenchements à répétition
Vous
avez une installation triphasée.
Le disjoncteur principal déclenche
fréquemment alors que votre abonnement
correspond bien à la puissance
des appareils utilisés.
Il peut s’agir d’une mauvaise
répartition des phases.
En effet un abonnement de 60 kW en triphasé
ne signifie pas 60 kW disponibles globalement,
mais 20 kW par phase (3 x 20 = 60).
Si la puissance appelée sur une
seule phase dépasse 20 Kw, il y
aura un déclenchement du disjoncteur.
Il est donc important d’établir
un bon équilibre entre les phases,
en répartissant équitablement
les appareils monophasés sur chaque
phase, les appareils triphasés
étant par nature répartis
sur les 3 phases. |
>> Les câbles
Les fils conducteurs
doivent être déterminés en
fonction de l’usage.
La quantité d’énergie que
peut transmettre un câble dépend
de sa section, exprimée en mm2, et de la
tension du courant. A section égale,
on peut faire passer environ deux fois plus de
courant sous une tension de 380 volts que sous
une tension de 220 volts.
| Débit
de courant admissible dans un câble
alimenté en 220 volts |
| Diamètre
(en mm)
|
Section
(en mm2)
|
Intensité
(en A)
|
Puissance
(en W) |
| 1,38 |
1,5 |
10 |
2200 |
| 1,78 |
2,5 |
16 |
3400 |
| 2,25 |
4 |
20 |
4400 |
| 3,10 |
6 |
32 |
6800 |
Les couleurs suivantes doivent
être utilisées :
>
Neutre : bleu clair
>
Phase : toutes les couleurs, sauf le vert,
le jaune, le bicolore vert et jaune, le bleu clair
>
Mise à la terre : bicolore vert
et jaune. Ce câble ne doit jamais être
utilisé comme conducteur phase ou neutre
Pour le transport de l’électricité
entre le tableau et les prises ou les boîtes
de raccordement, on utilise des câbles
rigides ou des fils
dans des gaines encastrées.
On peut aussi disposer les câbles dans des
chemins de câble. Ce système
est à conseiller dans un local de production,
car il facilite les modifications ultérieures.
Il est interdit de joindre les fils en les torsadant
ensemble : c’est ce qu’on appelle
une épissure.
Un matériel mobile sera toujours raccordé
avec un câble souple.
>> Les
connecteurs
Les appareils de forte puissance sont raccordés
directement à des boîtes
de dérivation, ceux de plus faible
puissance ou mobiles le sont par des prises
électriques.
Pour une puissance inférieure à
32 ampères, l’axe des prises doit
se trouver à au moins 5 cm du sol et à
12 cm pour des puissances plus élevées.
Il existe également d’autres systèmes
de raccordement communément appelés
Canalis. Formés de barres conductrices
enfermées dans une enveloppe isolante,
ce système permet de disposer de connexions
sur toute la longueur des barres. On peut ainsi
modifier l’emplacement des appareils, sans
être gêné par l’emplacement
des prises.
>> Prévoir l’avenir
!
Il
faut toujours prévoir des gaines
ou des chemins de câble largement
dimensionnés pour pouvoir passer
de nouveaux conducteurs dans le cas prévisible
d’une extension de l’installation. |
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