Le
droit au renouvellement du bail
Le droit au renouvellement est un droit caractéristique
du bail commercial.
Le renouvellement se caractérise par la signature
d’un nouveau bail dès que l’ancien
a pris fin.
Dans le cas où ni le locataire, ni le bailleur
ne manifestent formellement aucune intention particulière
(acte d’huissier avec accusé de réception),
l’ancien bail se poursuit tacitement.
Le risque, pour le locataire, est alors de le laisser
courir au-delà de 12 ans, délai à
partir duquel le loyer est déplafonné.
Procédure
de renouvellement par le propriétaire
La proposition de renouvellement doit être faite,
au moins 6 mois avant le terme du bail,
et impérativement par un acte d’huissier
qui fixe les conditions de renouvellement :
-
Si le locataire ne répond pas,
son silence peut valoir pour acceptation tacite…
mais pas forcément car celui-ci dispose d’un
délai de 2 ans à compter de la date de
renouvellement pour contester le loyer !
-
S’il accepte explicitement le renouvellement
mais conteste le montant du loyer, le litige est alors
soumis à une commission départementale
de conciliation.
Procédure
de renouvellement par le locataire
Le locataire peut prendre l’initiative de la demande
de renouvellement par acte d’huissier dans les
6 mois qui précèdent l’expiration
du bail :
-
Si le bailleur ne répond pas, son
silence vaut pour acceptation tacite,
-
S’il refuse le renouvellement, il
devra notifier au locataire le motif de son refus et
selon ce motif lui proposer une indemnité. C’est
l’indemnité d’éviction,
estimée en fonction du préjudice consécutif
à ce refus (par exemple, perte de clientèle).