La forme du bail
Si, en théorie, il n’est
exigé aucune forme particulière pour valider
le bail, il est cependant vivement recommandé
de procéder à la rédaction
d’un contrat écrit le plus précis
possible pour des raisons évidentes d’arbitrage
en cas de litige.
La durée
du bail
Un bail commercial est généralement
conclu pour 9 ans.
C’est la durée minimale et elle correspond
à ce qui se pratique le plus souvent.
Il est conseillé de ne pas accepter un bail d’une
durée supérieure à 9 ans à
cause du déplafonnement de loyer qui peut être
alors appliqué.
Elle peut être plus longue, mais dans tous les
cas elle ne saurait être d’une durée
indéterminée.
Objet du bail
Cette clause du bail définit le type
d’activité exercée dans
les locaux loués.
Il est impératif d’être très
précis dans la description de cette activité
car cette clause est à l’origine de nombreux
contentieux.
Une faille par rapport à l’exercice du
droit au bail peut entraîner la résiliation
de celui-ci : n’hésitez pas à vous
faire conseiller.
Ainsi, en dehors de l’activité
principale de boulangerie-pâtisserie,
il faut mentionner confiserie et glaces (même
si ce sont des activités saisonnières),
traiteur, boissons à emporter... Dans la perspective
d’un développement futur, le raisonnement
de prudence s’impose. En faisant préciser
un maximum d’activités, même si vous
ne les pratiquez pas encore, vous assurez à votre
commerce des perspectives d’évolution.
Soyez clairvoyant, il est très difficile (et
très inconfortable) de renégocier
des clauses du bail en cours d’exercice.
Dans tous les cas, le recours est alors un accord à
l’amiable et vous ne serez pas en position de
force pour faire valoir votre demande. Quant à
la voie judiciaire, elle existe, mais comporte beaucoup
d’aléas.