En matière
de restauration hors foyer, certains pays semblent bien
loin des préoccupations de traçabilité,
de sécurité alimentaire et de listéria
qui animent les pays développés.
En effet, en Inde du Sud, subsiste une pratique
héritée du colonialisme anglais.
A cette époque, les riches expatriés,
peu friands de la cuisine épicée à
lhygiène parfois douteuse, se faisaient
livrer le déjeuner que leur préparait
leur femme. Aujourdhui encore, les cadres
indiens de Bangkok perpétuent cette tradition.
Durant la matinée, des livreurs en mobylette
collectent les repas minutieusement cuisinés
et enveloppés dans des pochettes isothermes auprès
des épouses, restées à la maison.
Un système de chiffres, de lettres et de codes
couleurs permet de remettre à chacun le déjeuner
qui lui est dû.
Info parue dans les Actualités de Cannelle
en janvier 2003