L’huile de friture : un carburant d’avenir

Depuis un an, 155 autobus roulent à Montréal grâce à un nouveau carburant : le biodiesel. Composé d’huile de friture usagée et de graisses recyclées, il présente le double avantage de réduire les émissions de monoxyde de carbone et la masse des particules responsables de la pollution.
Ce procédé a des antécédents : en 1895, Rudolf Diesel alimentait déjà son moteur en produits dérivés de l’huile d’arachide.
La société qui fabrique le biodiesel est spécialisée dans le recyclage des résidus alimentaires. Quelques manipulations chimiques permettent d’extraire de ce mélange la glycérine, source d’encrassement pour les moteurs à injecteurs. On obtient alors un liquide épais, jaune translucide ayant l’apparence d’une huile végétale.
Pour éviter que le biodiesel ne se cristallise lors des rudes hivers canadiens, on le mélange avec du diesel ordinaire qui tolère des températures de –25°c.
Ses avantages sont nombreux : moins de fumée au pot d’échappement, un moteur plus silencieux et d’après ceux qui l’ont testé «quand on roule ça sent les frites !».Source : Cybersciences

En savoir plus :
> Groupe Biodiesel d’Alternatives
Association Canadienne des Carburants Renouvelables
Comité National du Biodiesel
Info parue dans les Actualités de Cannelle en avril 2003