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La Bretagne

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Le far breton

Les recettes du far varient d’une région à l’autre : nature, aux pruneaux, aux raisins, épais ou minces. Mais elles en ont en commun leur simplicité. Souvent assimilé au flanc à cause de son aspect, il se distingue toutefois du flan classique par une texture extrêmement dense.
Le far se déguste froid, il est commercialisé à la part par les boulangers-pâtissiers et les charcutiers-traiteurs.

Le far est cité dans les écrits au XVIIIe siècle. On distingue alors le far salé, fabriqué avec du blé noir et consommé en accompagnement des viandes, et le far sucré qui est un dessert. La consommation du far salé restera limitée à la Bretagne, tandis que la recette du far sucré se diffusera dans l’hexagone au milieu du XIXe siècle. Il fera même l’objet d’une importante production à partir des années 1930.

Les fars bretons étaient à l’origine confectionnés pour les fêtes religieuses et les fêtes familiales. Lorsque leur consommation s’est généralisée, des recettes de fêtes sont alors apparues, enrichies en beurre, pruneaux et œufs.



        LA RECETTE

250 g de farine de blé
250 g de sucre
100g de beurre fondu
4 œufs
9 dl de lait
Pruneaux ou raisins secs à volonté
Rhum, marc de cidre ou cannelle
Une pincée de sel
Les œufs sont préalablement mélangés au sucre.
On forme un puit avec la farine, dans lequel on verse le mélange œufs-sucre, le sel, le parfum désiré, ainsi qu’un peu de lait et le beurre fondu.
Le tout est fortement mélangé de façon à avoir une pâte consistante et sans grumeaux. Ce qui reste de lait est incorporé peu à peu en remuant afin d’avoir une pâte liquide et lisse.
La pâte est versée dans un moule graissé. On ajoute les fruits.
Le far doit être cuit aussitôt, pendant 45 minutes à four chaud, en surveillant la coloration.