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Le nougat de Montélimar

Le nougat confectionné à Montélimar a une réputation solide depuis longtemps. Il est fait à base de miel, d’amandes émondées et grillées, de pistaches et de vanille naturelle. Les formes et les dimensions sont nombreuses : papillotes, barres, dominos, etc. Il a une pâte de couleur blanche les amandes et les pistaches sont apparentes. En fonction de la cuisson, il est tendre avec une pâte souple et fondante ou dur avec une pâte ferme.
Le nougat fait partie des 13 desserts du Noël provençal. Montélimar étant sur le trajet des vacances, la fameuse nationale 7, les fabricants saisirent l’opportunité de pouvoir vendre des nougats et ils trouvèrent l’idée de les vendre dans des boîtes métalliques représentants des bornes kilométriques.

On trouve les premières recettes se rapprochant du nougat dans des manuscrits arabes du XIIIe siècle. Pourtant, ce n’est qu’au milieu du XVIe siècle qu’une confiserie française très similaire appelée «pignolat» apparaît dans les traités de pâtisserie. C’est en 1701, que l’on fait, pour la première fois, référence au «nougat de Montélimar». Ce fut aussi le début de la production massive du nougat. La première fabrique artisanale naquit en 1740 et le XIXe siècle les verra se multiplier. La ville atteint alors une production de 200 tonnes de nougat par an.
Au début du siècle, il avait une popularité sans pareil. Toutefois, on pouvait vendre du «nougat de Montélimar» n‘importe ou en France. Ceci entraîna donc un procès en 1923, entre des fabricants de Montélimar et leurs concurrents; les plaintes des fabricants furent rejetées et la ville de Montélimar n’obtint donc pas l’exclusivité de son nougat.


        LA RECETTE

Le nougat se compose de sucre, de sirop de glucose, d’amandes, de miel, de pistaches, de blancs d’œufs et de vanille naturelle.
On monte les blancs d’œufs en neige avec du sucre puis on ajoute du miel chaud.
Le mélange est stabilisé par l’ajout d’un sirop de sucre chauffé à haute température.
La pâte est mélangée et chauffée à une température qui varie selon la consistance (dure ou tendre) que l’on souhaite.
La vanille, les amandes et les pistaches émondées sont mises à la fin de la cuisson.
Un dernier brassage apporte à la pâte son homogénéité finale avant d’être versée dans des moules, entre deux feuilles d’azyme.
Le nougat dur refroidi est vite démoulé et découpé.