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1795-1873 La Pâtisserie ornementale
«Le beurre est lâme de la pâtisserie.»
Marin, 1739, (Les dons de Comus)
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Croustades d'entrée et d'entremets ; la renommée d'un artisan repose encore sur la qualité de ses multiples pâtés en croûte, souvent consommés chauds en entrée. (Jules Gouffé, 1873, le livre de la pâtisserie).
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Ci-dessus, à gauche :
Socle fontaine : jet d'eau en sucre
cuit au cassé, puis recouvert de sucre filé. Jules Gouffé, 1873, Le livre de la pâtisserie.
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La Révolution ayant mis nombre de pâtissiers de maisons nobles sur le pavé, les créations de pâtisseries se multiplient. Au début du XIX siècle, il est admis qu un véritable gourmand dédaigne les pâtisseries et quil les abandonne de bon cur aux dames et aux friands écoliers. Néanmoins Talleyrand demanda à son pâtissier dallonger ses biscuits à la cuillère afin quil puisse les tremper dans son verre de Madère. Cet usage fit école.
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Les fêtes du Directoire et de lEmpire réveillent lémulation des pâtissiers qui se lancent dans la confection de pièces montées représentant : temples, trophées militaires, Fêtes de lagriculture.
Le pâtissier Antonin Carême fut le maître incontesté de cette pâtisserie ornementale, d'où jaillissaient parfois de petits feux d'artifices odorants.Il recommande à ses jeunes émules d'étudier le dessin, de travailler vite et de n'employer que deux ou trois couleurs douces.
Les gâteaux de Savoie à la fécule sont plus légers, ils sont décorés au cornet, à la glace royale. Les thés et les réceptions de laprès-midi favorisent la vente des gâteaux à la main et des petits fours. Les gâteaux de voyage, les cakes à langloise enveloppés dans du papier de plomb, trônent dans les pique-niques gourmands. En 1873, la pâtisserie professionnelle, encore cantonnée dans les beaux quartiers est une composante majeure de lart culinaire français.
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Petit four en caisse
500g d'amandes fraîches pilées avec six blancs d'oeufs et un moule à baba en quirsch. Puis ajoutez 500g de sucre. Le coucher sur papier et la caisse beurrée. Four un peu chaud. On découpe des carrés, des équerres, des carrés longs. Le tout, glacé au fondant. ( P. Lacam, 1865, " Le nouveau pâtissier-glacier")
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