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Circuits de distribution : la compétition est rude


Les boulangeries restent le premier lieu d’achat.
Elles sont suivies de près par les sandwicheries, les distributeurs automatiques et les bars. Hypermarchés et supermarchés arrivent loin derrière mais enregistrent un volume de progression important. Les indépendants (Gust, Bert’s, Cojean, Pause Terroir) misent sur des concepts de restauration non conformistes en proposant produits frais et recettes créatives servis dans des lieux au décor original.


• Répartition des ventes de sandwiches par circuits de distribution



Source : LSA n°1804, 6/03/2003

• Un créneau porteur pour les commerces de proximité

Les solutions-repas à emporter représentent un créneau porteur pour tous les commerces de proximité. La « sandwich attitude » constitue l’une des meilleures voies de croissance pour un artisan situé en centre-ville. Mais les boulangers doivent rester vigilants face aux chiffres qui annoncent une baisse de leurs ventes de sandwiches. Elles passeraient de 21% en 2002 à 18% du marché en 2005. C’est en développant une vraie gamme de sandwiches que les artisans boulangers préserveront leurs parts de marché dans le secteur de la restauration hors domicile. Les fournisseurs d’ingrédients haut de gamme souhaitent développer des partenariats avec eux. Ils leur proposent de diversifier leurs garnitures et d’abandonner les ingrédients à bas prix, dont le goût et la texture laissent à désirer.



• Grandes et moyennes surfaces : progression du chiffre d’affaires

Les sandwiches issus d’une fabrication industrielle proposés dans les rayons des grandes et moyennes surfaces connaissent un succès non négligeable. Avec un chiffre d’affaires en constante progression, les enseignes doivent élargir leur offre et veiller au réassortiment de leurs rayonnages. Confortés par ce phénomène, les industriels multiplient les investissements dans leur outil de production. Selon le cabinet d’études Gira, la part des sandwiches industriels (actuellement de 75%) devrait s’élever à 90% en 2005.

Daunat, leader historique des sandwiches en grandes et moyennes surfaces, (41% de parts de marché) et Sodebo (24,5% de parts de marché) se livrent une lutte sans merci. Entr'Acte rivalise d’imagination pour se faire une place en rayonnage.
Afin de se frayer un chemin, certains misent sur des pains de substitution, tels les P’tits Bérets de Nicolas de Montfort, les crêpes fourrées Fringalettes de Régalette ou les Bap’s lancés par Le Gaulois.

Les enseignes d’hypers et supermarchés se sont lancées dans la course et développent leurs gammes de sandwiches à marque de distributeur. Ces produits ne représentent que 11% du marché, mais l’offre se structure progressivement. Intermarché et Leclerc ont récemment investi ce créneau. Ce phénomène pénalise fortement les sandwiches industriels.

Alors que le marché semble intarissable, les industriels doivent non seulement faire face à la concurrence des marques de distributeurs mais aussi à celle des autres circuits de distribution : sandwicheries, chaînes spécialisées, distributeurs automatiques, stations-service. Certaines marques nationales songent déjà à diversifier leurs circuits d’écoulement.



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