Modernisation du côté de l'apprentissage
En matière d'emploi des jeunes, la France connaît une situation paradoxale. Alors que certains secteurs rencontrent une pénurie de main d'oeuvre sans précédent, de nombreux jeunes sont à la recherche d'un emploi. On estime que chaque année 57000 jeunes sans qualification sortent du système éducatif français sans diplôme.

L'apprentissage apparaît comme une voie privilégiée d'accès pour les jeunes au diplôme et à l'emploi. Mais aux yeux des élèves de la filière d'enseignement général et de leurs parents, l'apprentissage pâtit d'une image négative.

Dans cette optique, Renaud Dutreil* a proposé un "Plan de modernisation de l'apprentissage" visant à :

- Améliorer l'image de l'apprentissage et l'orientation des jeunes vers les métiers, notamment par la promotion des filières professionnelles, l'amélioration de l'information et le développement des stages.

- Adapter le dispositif aux apprentis pour le rendre plus attractif, avec la création d'une "carte nationale de l'apprenti" et la possibilité de bénéficier d'une "prime au premier équipement".

- Faciliter l'accueil de jeunes en apprentissage dans les entreprises en accompagnant les procédures d'une "charte d'engagement réciproque". En parallèle un "médiateur de l'apprentissage" devrait soutenir les CFA pour la résolution des conflits entre maîtres d'apprentissage et apprentis.

- Renforcer le pilotage et le financement du dispositif et son observation par le futur Conseil national de la formation sur la base d'une concertation renforcée entre les intervenants.


*Ex Secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises


Sources :
Décideur Cuisine - Avril 2004
Bulletin Economique de la CCI de Rouen - Avril 2004

En savoir plus :
www.pme-commerartisanat.gouv.fr



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Le bio peine à s'imposer
Pionnière de l'agriculture biologique dans les années 70, la France accuse aujourd'hui un sérieux retard par rapport à ses voisins européens. Les surfaces exploitées dans ce mode de culture sont dérisoires. Seuls les "petits" agriculteurs se sont lancés dans l'aventure, les grands céréaliers préférant maintenir leurs cultures intensives.

La filière bio française constitue une niche peuplée de PME dont le chiffre d'affaires ne représente qu'1,5% de l'agroalimentaire français. Pourtant, selon le dernier baromètre CSA commandé par l'agence bio, 83% des Français plébiscitent les produits issus de l'agriculture biologique. Toutefois le bio reste de 20 à 30% plus cher que les produits traditionnels.

Depuis fin 2002, la Commission européenne ne subventionne plus les conversions des parcelles traditionnelles pour compenser les chutes de revenus liées aux rendements inférieurs. Or, l'agriculture constitue la clef de voûte pour tout industriel souhaitant se lancer dans le bio. Face à la pénurie française de matières premières biologiques, les transformateurs se tournent vers l'Italie et l'Espagne, où les tomates et fruits bio sont de 30 à 40% moins chers.

La rareté des matières premières, la complexité de la formulation, les spécificités de l'emballage et de la commercialisation tendent à faire grimper le prix des spécialités biologiques. Ces contraintes n'incitent guère les géants de l'agroalimentaire à s'engouffrer dans ce qu'ils considèrent être une niche.

Alors que chaque distributeur semble privilégier un créneau (épicerie, viande), plutôt que la globalité des produits issus de l'agriculture biologique, les marques bio investissent le réseau des magasins spécialisés.


Sources :
L'Usine Nouvelle n°2912 - 08/04/2004


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Le conjoint, clef de voûte de l'entreprise

La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) a publié en février 2004, une étude complète sur la situation des très petites entreprises françaises en 2003.

Ce bilan met en lumière la présence de plus en plus importante du conjoint dans la vie de l'entreprise  : 49,1% des conjoints travaillent dans l'entreprise (ce chiffre s'élève à 73,7% dans le secteur alimentaire).

Alors que 41,9% des conjoints sont sans statut, 30,7% possèdent le statut de conjoint collaborateur et 24,6% sont salariés dans l'entreprise.

Le conjoint intervient principalement dans le domaine administratif (72,7%) dans la gestion de la société (55,6%) et dans la partie commerciale (53,6%).

55,8% des conjoints ont travaillé à plein temps en 2003 contre 53,9% en 2001.

79,3% d'entre eux évoquent leur inquiétude au sujet des retraites, mais s'avouent peu préoccupés par l'allocation veuvage.

Sources :
Fédération des centres de gestion agréés
Commerce Magazine n°56 - Avril 2004


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Les produits sucrés face à l'obésité
Diabète, obésité, diktat de la minceur : les fabricants de confiserie tentent de s'adapter aux évolutions qui touchent les produits sucrés.

A défaut de pouvoir communiquer sur le pourcentage de sucre, ingrédient de base des sucettes, et pour rassurer le consommateur, une grande marque de sucette apposait récemment sur ses paquets la mention "0% de matière grasse". Un concurrent a aussitôt réagi accusant la marque d'employer une allégation abusive, arguant que la quasi-totalité des sucettes se conforme à cette revendication.

Phénomène surprenant, en Europe, 15% des innovations en confiserie (hors petite confiserie de poche et chewing-gums) ont bénéficié en 2003 d'un positionnement "minceur".

Cependant, les fabricants de bonbons sont confrontés à des problématiques de coût et de technologie. L'adjonction d'édulcorants aux bonbons peut également entraîner des effets laxatifs lors d'une consommation excessive. Les produits de confiserie "sans sucre" semblent alors se destiner à une cible adulte.

De son côté le Bureau de Vérification de la Publicité a adopté fin 2003 un code de bonne conduite visant à restreindre et encadrer la publicité pour les produits alimentaires sucrés pendant les programmes télévisés destinés aux enfants. Les annonceurs devaient notamment s'interdire de présenter des enfants grignotant ou inactifs.

L'Assemblé Nationale a adopté un amendement dans le cadre du projet de loi sur la santé visant à interdire la présence de 6000 à 8000 distributeurs de boissons sucrées et de sucreries dans l'enceinte des établissements scolaires.

L'Ania
(Association nationale des industries alimentaires) a pris 9 engagements pour lutter contre l'obésité qui menace les Français. Ils reposent notamment sur l'information, l'auto-discipline et la promotion du modèle alimentaire français.


Sources :
Points de Vente n°930 - 5/04/2004
Nutrinov


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Une hormone responsable de la sensation de faim et de satiété
Une équipe de chercheurs britanniques a mené des recherches scientifiques pour comprendre les mécanismes provoquant dans le cerveau l'apparition des sensations de faim et de satiété.

Ils ont identifié une hormone intestinale, le peptide Y ou PYY3-36, synthétisée par les cellules endocrines de l'intestin et du colon. La carence de cette hormone chez les personnes obèses pourrait en partie expliquer leur prise de poids. En effet, c'est elle qui signale au cerveau qu'un repas a été ingéré.

Des expériences ont montré qu'une perfusion de cette hormone sur des sujets obèses ou minces réduisait d'environ 30% l'apport calorique d'un repas consommé trois heures après la perfusion, sans pour autant modifier les proportions des calories provenant des glucides, lipides ou protéines.

Une diminution significative de la prise alimentaire chez les sujets perfusés a été constatée durant les 24 heures suivant la perfusion. La perfusion de peptide Y permettrait également de diminuer la concentration plasmatique en ghréline, hormone stimulant l'appétit.

Sources :
Lu dans Grain de sucre n°6


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Bonnes pratiques de transmission-reprise d'entreprise

On estime* qu'environ un tiers des entreprises européennes feront l'objet d'une transmission dans les dix prochaines années. Ainsi, c'est en moyenne 61000 PME qui changeront de mains chaque année avec une incidence potentielle sur 2,4 millions d'emplois.

Après les phases de création et de développement, la transmission constitue la troisième phase cruciale dans le cycle de vie d'une entreprise. Il s'agit d'une opération qui pose un certain nombre de problèmes complexes (droits de succession, transmission de propriété, de direction) et qui implique un processus long, exigeant d'être soigneusement préparé.

Dans cette optique, la Direction générale Entreprise de la Commission européenne propose un "guide des bonnes pratiques" qui répertorie mesures de soutien et dispositifs d'appui à la transmission-reprise d'entreprise dans les Etats membres .

*Estimations établies par le groupe d'experts de la direction générale des entreprises sur la transmission des entreprises

Télécharger le guide :
Entreprise.pdf


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Nutriaa, site de veille en nutrition-santé

L'information nutritionnelle est essentielle aux activités de la santé et de l'industrie alimentaire. La relation nutrition-santé fait l'objet de recherches qui conduisent à la conception d'aliments spécifiques, nutraceutiques et d'aliments fonctionnels.

Intégrer la dimension nutritionnelle dans l'élaboration de produits alimentaires suppose de suivre l'actualité de domaines variés comme les comportements alimentaires, les relations entre nutrition et santé, les qualités nutritionnelles des aliments, la réglementation, les manifestations, l'activité des entreprises, les ingrédients et  produits nouveaux...

Fruit de la collaboration de plusieurs centres spécialisés en nutrition, qui cherchent à apporter une solution de veille efficace et facile d'accès, Nutriaa est un outil de veille sur Internet.

La base de données Nutriaa est alimentée en permanence par un réseau de spécialistes et propose des informations variées, sélectionnées, pertinentes et commentées. Un moteur de recherche permet d'effectuer des requêtes.


Sources :
Liste de diffusion Aliment Recherche

Pour en savoir plus :
ialine@ialine.com
www.nutriaa.com

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Un nouveau musée du chocolat à Bruges

Créé à l'initiative de la famille Van Belle, un nouveau musée du chocolat vient d'ouvrir ses portes à Bruges, dans la maison "de Crone", avec le soutien de Belcolade (groupe Puratos).

Trois étages sont consacrés à la culture du cacao et à son histoire, ainsi qu'à toutes ses transformations possibles, industrielles comme artisanales, sans oublier une dimension "santé". Le musée collaborera aussi avec l'école brugeoise de boulangers, pâtissiers, chocolatiers et restaurateurs pour élaborer des recettes.


Sources :
Lu dans La Lettre de Filière Gourmande n°13 du 9 avril 2004

Pour en savoir plus :
www.Choco-story.be

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Les céréales en Égypte ancienne : exposition virtuelle

L'Agropolis-Museum de Montpellier propose, en collaboration avec le musée d'agriculture ancienne du Caire, un voyage virtuel dans le monde des céréales en Égypte ancienne.

Présentées pour la première fois sur Internet, les collections du Musée d'agriculture du Caire nous donnent à voir outils, céréales et pains parfaitement conservés, bien que datant de milliers d'années.

Le site, conçu comme une exposition virtuelle, offre à l'internaute plusieurs niveaux de lecture : un premier niveau synthétique que l'on peut parcourir en un temps limité, un deuxième niveau plus encyclopédique, et un troisième composé de diverses ressources utiles aux spécialistes et aux curieux.

7 entrées proposent de découvrir les céréales fondatrices, les travaux et les jours, les pains dans l'Egypte ancienne, le paysan et le pharaon, les dieux et génies du grain, les fêtes, rites et croyances et les pains traditionnels dans l'Egypte contemporaine.

De nouveaux modules viendront enrichir cette exposition régulièrement.

Voir l'exposition :
http://museum.agropolis.fr/pages/expos/egypte/index.htm

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De la betterave au sucre

La saisonnalité liée à la production de sucre de betterave et les contraintes de sécurité, rendent impossible la visite d'une sucrerie industrielle.

Pour les curieux, le Cedus (Centre d'études et de documentation sur le sucre) propose depuis le mois de mars sur son site le sucre.com la reconstitution virtuelle d'une sucrerie.

Proportions des bâtiments et des équipements, son des machines, couleurs et matières sont reproduits avec réalisme et souci du détail. Un programme interactif et sonore donne vie à l'ensemble de la sucrerie virtuelle et permet de varier les angles d'observation.

L'internaute a le choix entre la "visite guidée" d'une durée de 35 minutes ou la "visite libre" qui donne accès à des informations complémentaires permettant d'approfondir l'exploration de la sucrerie.

Destiné au grand public, cet outil peut également constituer un support pédagogique pour les élèves et enseignants du secondaire ainsi que les étudiants des filières techniques.


Visiter la sucrerie :
http://www.lesucre.com/visitevirtuelle3D/Beta/choix.htm

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La farine de blé pour nettoyer les avions ?

La société française Biodecap a mis au point un procédé de nettoyage basé sur un abrasif en farine de blé. La farine cuite forme des grains de 0,6mm à 2 mm de diamètre, projetés sous pression sur la surface à décaper.

L'eau, ajoutée à ces micro-grains, joue le rôle d'amortisseur et garantit un décrassage en douceur et sans détergents.

Le procédé est destiné à nettoyer les matériaux composites tels que le dôme ou le radar d'un avion et pourrait être appliqué en cosmétique.

Pour en savoir plus :
www.biodecap.com

Sources :
L'Usine Nouvelle n°2912 - 08/04/2004

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Cinq rendez-vous

10èmes rencontres de Cambremer
1er et 2 mai 2004 - Cambremer (14)
Festival dédié aux Appellations d’Origine Contrôlée



Du 8 au 12 mai 2004 - Vérone (Italie)
Salon international de la boulangerie, pâtisserie et pâtes fraîches

>> Renseignements au 39 02 40 92 25 01


Fête du pain
Du 10 au 16 mai 2004. Dans toute la France.

>> Renseignements


1ère Caravane de la Franchise dans 30 villes de France
Du 24 mai 2004 au 3 juillet 2004

>> Renseignements


Bakery China
Du 28 au 30 mai 2004 - Shangai

>> Renseignements

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