Janvier 2003



• A LA UNE

Les céréales de notre petit déjeuner passées au crible

Des fraises en automne

Les français adeptes du snacking

Un riz résistant à la sécheresse, bientôt le blé… ?

L’imaginaire investit l’alimentaire

Les allégations santé sous haute surveillance



• LU, VU ENTENDU

La microfiltration pour préserver le goût du lait frais

Les signes de qualité de la brioche vendéenne

Un site internet sur la sécurité alimentaire dédié aux enfants

Allergies : la Communauté européenne renforce l’étiquetage des aliments


Un nouveau concept de magasin pour les "accros" de la cuisine



• LE SAVIEZ-VOUS ?

L'ancêtre de la traçabilté

Des saucisses en sucette


• DU COTE DE L'INBP

Décrocher son brevet de maîtrise en cinq mois

Téléthon



• AGENDA

5 Rendez-vous

 

Les cereales de notre petit déjeuner passées au crible

Une enquête, menée par l’association 60 millions de consommateurs sur les céréales du petit déjeuner, remet en cause les vertus nutritionnelles qui leurs sont attribuées.

Quelques chiffres...
100 000 tonnes de céréales sont vendues chaque année. 82% des enfants entre 5 et 10 ans en consomment au petit déjeuner. C’est le segment des céréales chocolatées (1/3 du marché) ainsi que celui des produits à valeur nutritionnelle ajoutée qui sont les plus porteurs et font l’objet de dépenses marketing importantes.

Les céréales chocolatées trop sucrées
Deux types de produits se partagent le créneau des céréales chocolatées : les céréales uniquement chocolatées et les céréales chocolatées fourrées.
L’étude révèle qu’aucun produit de ce type - parmi ceux testés - n’apporte la ration de protéines recommandée par les nutritionnistes. Celle-ci n’est atteinte que grâce à l’ajout de lait. Or, celui-ci n’est pas systématique. Leur pauvreté en lipides et l’intérêt de leur consommation dans la lutte contre l’obésité revendiquée par certains nutritionnistes, est à modérer. De plus, le taux élevé de saccharose contenu dans ces produits habitue les enfants au goût sucré et favorise les caries dentaires.

Et les céréales riches en fruits et en fibres ?
Celles-ci n’apportent pas davantage le taux de protéines préconisé. Les céréales riches en fibres tiennent leur promesse. Cependant, ce groupe de céréales présente une teneur en sel très supérieure à leurs homologues chocolatées et ne respecte pas les recommandations de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments à ce sujet.

Présence trop marquée des mycotoxines
Sécrétées par les moisissures, les mycotoxines, qui constituent un danger potentiel pour la santé, sont présentes en quantités parfois importantes dans les céréales. 50% des produits testés se sont révélés positifs au test de l’ochratoxine A, certains dépassant même le seuil fixé par la réglementation européenne. Un taux de fuminosine deux fois supérieur à la dose journalière tolérée à été relevé sur quelques-uns des échantillons.

En conclusion, les céréales du petit déjeuner ont, dans l’ensemble, une qualité nutritionnelle acceptable. Il faut se méfier des incitations au grignotage qui figurent sur certains paquets. Celles-ci pourraient favoriser la prise de poids et l’obésité infantile. Quant à leur enrichissement en vitamines, argument figurant sur bon nombre de boîtes, il semblerait qu’il soit vendeur mais pas forcément justifié….

Enquête publiée dans la revue 60 millions de consommateurs n°368, janvier 2003.



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Des fraises en automne
Les professionnels regroupés au sein du Centre interrégional de recherche et d’expérimentation de la fraise (Ciref) viennent de proposer sur le marché une nouvelle variété de fraise, dans la continuité de la gariguette : la cirafine. Il s’agit d’une fraise d’été «remontante» (fleurissant plusieurs fois) dont la période de production s’étend de la mi-juin jusqu’aux premières gelées. Sucrée et acidulée, avec un parfum légèrement boisé, sa couleur rouge vif devrait satisfaire les consommateurs sensibles à l’aspect général des fruits. Outre ses qualités gustatives, la cirafine présente une chair plus ferme, beaucoup moins sujette à l'écrasement pendant le transport.

Cette nouvelle variété de fraise permettra aux distributeurs de dynamiser le marché en été et en automne, périodes durant lesquelles on ne trouve pas forcément ce fruit dans les étalages. Les producteurs, de leur côté, pourront assurer une continuité dans leur rendement avec la gariguette, reine des variétés de printemps.

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Les français adeptes du snacking
Importé des Etats-Unis, le phénomène «snacking» a rapidement été adopté par les Français.

La tradition des trois repas quotidiens semble désormais désuète face à la déstructuration des prises alimentaires provoquée par cette tendance.
En effet, le consommateur est devenu avide de produits prêts à consommer et faciles à transporter afin de pouvoir grignoter à tout moment et en n’importe quel lieu. Ce comportement alimentaire est largement représenté chez les adultes.
Les ménages français consacrent 10% de leurs dépenses aux produits de snacking et le marché progresse de 5% par an.

Les produits sucrés ont la cote. Les snacks laitiers dominent le marché (37,7% de parts de marché). Ils sont suivis par les produits salés de type «apéritif» (14,9%) et par la viennoiserie industrielle (10,9%). Quant à la traditionnelle tartine beurrée du goûter des enfants, elle se trouve détrônée par les nombreuses brioches de poches et autres produits de ce type proposés sur le marché.

Les industriels de l’agroalimentaire ont flairé l’intérêt de ce phénomène et consacrent d’importants investissements aux innovations dans ce domaine.
Une vague de produits mini-formats et de portions individuelles, adaptés à une consommation nomade, déferle sur les rayons des grandes surfaces. L’emballage des snacks fait l’objet de nombreuses recherches ayant pour objectif d’allier originalité et praticité d’utilisation.

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Un riz résistant à la sécheresse, bientôt le blé… ?

Les OGM soulèvent beaucoup de questions portant sur leur innocuité à long terme et sur les risques de résistance aux herbicides qu’ils pourraient favoriser. Par ailleurs, la recherche s’est concentrée jusqu’à ce jour sur les plantes cultivées dans les pays développés, avec des objectifs plus orientés vers le rendement que sur la qualité nutritionnelle ou gustative.
Deux chercheurs américains ont mis au point un riz qui résiste à la sécheresse, à la satiété de l’eau et au froid. Cette découverte devrait permettre de développer la culture de cette plante, si importante pour une bonne partie de l’humanité, dans des conditions difficiles.
Les deux chercheurs ont décidé de mettre leur brevet dans le domaine public pour en faciliter l’accès. Ils pensent pouvoir obtenir des résultats identiques pour le blé, le maïs, le mil et le soja.


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L’imaginaire investit l’alimentaire
Des forêts de bâtons à croquer pour remplacer le chocolat accompagnant le café, des tranches de jambon ou de saumon fumé boutonnées…le stylisme investit à grands pas le domaine de l’alimentaire afin de valoriser la présentation des produits. En pâtisserie, c’est Pierre Hermé qui a inauguré le premier cette tendance, en confiant à des designers la forme de ses gourmandises.

Partant du principe que les bons produits des grands chefs ne seraient rien s’ils n’étaient également beaux, Edouard Malbois, fondateur de la société Enivrance, a créée la première collection de tendances alimentaires. Un cahier de styles alimentaires regroupe les 150 propositions originales permettant une nouvelle approche visuelle et émotionnelle de la « bouffe ».
Destiné aux industriels de l’agroalimentaire, à la grande distribution et aux restaurateurs, ce cahier sera renouvelé une fois par an. Le premier opus, consacré aux « vibrations urbaines », s’inspire du quotidien du citadin.
Associée au bureau de style international Carlin, la société Enivrance imagine également des emballages innovants. Pour exemple, il existe aux Pays-Bas un chocolat recouvert d’un papier « à croquer ».
Cette nouvelle discipline qu’est l’Imaginaire Alimentaire ouvre un espace de réflexion et de propositions alimentaires unique.

Source : L’Usine Nouvelle n°2850, 5 décembre 2002.
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Les allégations santé sous haute surveillance
Une étude générale sur les allégations santé, menée par les associations de consommateurs dans trois pays européens, a mis en avant l’accroissement des promesses publicitaires en termes de santé, notamment dans la presse grand public. Pour enrayer cette tendance, le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) a établit une liste de recommandations en corrélation avec le projet européen relatif aux allégations santé des produits alimentaires.
Ces recommandations précisent qu’un produit n’est pas un médicament et que les allégations qui lui sont attribuées doivent avoir été prouvées scientifiquement avant d’envisager toute communication à son sujet. La représentation excessive ou trompeuse de l’action d’un produit sur le corps humain, susceptible de générer des craintes irrationnelles, n’est pas autorisée. La publicité ne doit pas non plus laisser croire que le produit permet, seul, d’obtenir un résultat lorsque ce dernier est lié à l’action conjointe d’autres produits ou au respect de principes d’hygiène et de règles de vie.

Source : Marketing Magazine n°75, décembre 2002



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La microfiltration pour préserver le goût du lait frais
Bien souvent, le lait pasteurisé présente un arrière-goût de caramel que n’apprécient guère les consommateurs hors de France. C’est pourquoi, l’équipe de l’Unité de recherche de technologies laitières de l’Inra de Rennes vient de mettre au point un nouveau procédé destiné à produire un lait longue conservation (4 à 6 mois) au bon goût de lait frais. Ce procédé repose sur la technique de microfiltration, déjà utilisée pour la débactérisation, dont le processus a été adapté au lait longue conservation. Le lait est ensuite chauffé afin d’inactiver les enzymes endogènes contenues dans celui-ci et pour garantir la durée de conservation. Grâce à l’application de cette nouvelle technologie, les consommateurs ne pourront pas faire la différence entre ce lait microfiltré (commercialisé au Canada début 2003) et un lait frais pasteurisé.

A lire dans l’Usine Nouvelle n°2852, 19 décembre 2002.


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Les signes de qualité de la brioche vendéenne
Deux arrêtés, datés du 30 décembre 2002, concernant les signes de qualité de la brioche vendéenne sont parus au Journal Officiel le 3 janvier 2003.

Le premier arrêté fait part de l’homologation du cahier des charges de certification de conformité et du cahier des charges de label agricole pour la «brioche vendéenne» au nom de l’association Brioche de Vendée située à la Roche sur Yon.
Le second texte réglementaire homologue la proposition de l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine) de transmettre à la Commission européenne une demande d’enregistrement d’une indication géographique protégée pour la «brioche vendéenne» au nom de l’association Brioche vendéenne de La Roche sur Yon.

Les cahiers des charges et la proposition de l’INAO mentionnés ci-dessus peuvent être consultés auprès des organismes suivants :

Ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et des affaires rurales
3 rue Barbet de Jouy
75349 Paris

Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie
59 boulevard Vincent Auriol
75 703 Paris

DRAF des Pays de la Loire
12 rue Menou
44035 Nantes Cedex 1

INAO
138 avenue des Champs-Elysées
75008 Paris

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Un site internet sur la sécurité alimentaire dédié aux enfants
L’Afssa (agence française de sécurité sanitaire des aliments) a créé un nouveau site s’adressant particulièrement aux enfants. Deux enfants virtuels, Arthur et Lisa, permettent aux plus jeunes de découvrir les secrets des aliments, comment ils étaient conservés autrefois et de lire le petit journal de l’Afssa avec les enquêtes du professeur Crobus. Un jeu les emmènera faire les courses avec Arthur et Lisa à la découverte des aliments.


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Allergies : la Communauté européenne renforce l’étiquetage des aliments
Les ministres européens viennent d’adopter la proposition de la Commission visant à modifier la directive 2000/13/CE, relative à l'étiquetage des denrées alimentaires. Le nouveau texte rend obligatoire la mention de tous les allergènes susceptibles d’être contenus dans les aliments et les boissons alcoolisées. Le seuil à partir duquel la présence d’un ingrédient doit être mentionnée sur l’étiquette, fixé jusqu’alors à 25%, sera abaissé à 2%. La proposition de directive dresse la liste des allergènes devant être systématiquement signalés. Elle permettra aux consommateurs souffrant d'allergies alimentaires d'identifier le ou les ingrédients allergènes qui pourraient être présents.
Les céréales contenant du gluten, les œufs, l’arachide, le lait, les noix, l’anhydre sulfureux et les sulfites font partie des éléments mentionnés sur cette liste. Les industriels ne pourront plus se contenter de mentions du type « huile végétale » mais seront contraints de préciser « huile d’arachide ».

Lu dans RIA n°630, décembre 2002.

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Un nouveau concept de magasin pour les « accros » de la cuisine
Une nouvelle enseigne Alice Délice, dédiée à la cuisine, a été inaugurée fin novembre 2002 à Lille. L’originalité de son concept, conçu autour de cinq univers, repose sur la vocation pédagogique de l’enseigne et ses animations thématiques. En effet, Alice Délice proposera à sa clientèle, à la fin du premier semestre 2003, des cours de cuisine dans un espace « école » de 60 mètres carrés. Animés par un chef cuisinier et d’une durée de 45 minutes à deux heures, ces ateliers pourront accueillir jusqu’à 16 personnes. Un espace intitulé « Les Rendez-vous d’Alice » dispensera des animations quotidiennes basées sur la découverte et les dégustations de produits, des rencontres avec des chefs cuisiniers, des auteurs de livres de cuisine et des démonstrations de recettes.

Alice Délice, 5 rue Esquermoise, 59000 Lille.
A lire dans LSA n°1793 du 5/12/2002



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L'ancêtre de la traçabilité
En matière de restauration hors foyer, certains pays semblent bien loin des préoccupations de traçabilité, de sécurité alimentaire et de listéria qui animent les pays développés.

En effet, en Inde du Sud, subsiste une pratique héritée du colonialisme anglais. A cette époque, les riches expatriés, peu friands de la cuisine épicée à l’hygiène parfois douteuse, se faisaient livrer le déjeuner que leur préparait leur femme. Aujourd’hui encore, les cadres indiens de Bangkok perpétuent cette tradition. Durant la matinée, des livreurs en mobylette collectent les repas minutieusement cuisinés et enveloppés dans des pochettes isothermes auprès des épouses, restées à la maison. Un système de chiffres, de lettres et de codes couleurs permet de remettre à chacun le déjeuner qui lui est dû.


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Des saucisses en sucette
La société State Fair Foods innove en déclinant la saucisse, produit pratique se prêtant plutôt bien à une consommation destructurée, dans un registre nouveau. Les amateurs d’originalité apprécieront les Corn Dogs, beignets de saucisse frits dans une pâte aromatisée au miel. Pour plus de praticité, la société offre la possibilité de déguster ces beignets comme des sucettes, en les proposant sur des bâtonnets. Les Corns dogs étant des produits surgelés, il est nécessaire de passer ceux-ci quelques minutes au micro-ondes avant dégustation. A conseiller aux amateurs de nomadisme….à la maison!!!

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Décrocher son brevet de maîtrise en cinq mois

13 stagiaires, titulaires du CAP pâtissier et 28 stagiaires, possédant le CAP de boulanger, sont arrivés à l’INBP le 13 janvier dernier pour préparer leur Brevet de Maîtrise en cinq mois.
La promotion de boulangers s’apprête de surcroît, d’ici le 27 juin prochain, à passer son Brevet Professionnel, diplôme de l’éducation nationale.
Le Brevet de Maîtrise, réputé difficile, est délivré par les Chambres de Métiers. Ces deux diplômes attestent ensuite de la haute qualification professionnelle du candidat et lui ouvrent des postes à responsabilités, en France comme à l’étranger.


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Téléthon

Comme chaque année, l’INBP a, dans le cadre des journées Téléthon, ouvert ses portes au public. De nombreuses animations et démonstrations étaient proposées afin de satisfaire la curiosité des enfants et des adultes. A la sortie, chacun a pu acheter des produits (croissants, cakes, pâtisseries) qui avaient été fabriqués par les stagiaires et participer ainsi aux dons.
Grâce à ses ventes, l’INBP a collecté et entièrement reversé au Téléthon 7805 €uros (51200 francs).


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Cinq Rendez-vous

• 5ème salon national de la Boulangerie-Pâtisserie
Du 9 au 12 mars 2003. Paris-Expo, porte de Versailles.

>>Renseignements et réservations


• SIGEP
Salon international de la glace, pâtisserie et boulangerie artisanale.
Du 18 au 22 janvier 2003. Italie, Rimini.

>>Renseignements


• Salon international des métiers de bouche (SIRHA)
Du 25 au 29 janvier 2003. Lyon, Parc des expositions.

>>Renseignements


• ISM 2003
Salon International de la Confiserie.
Du 26 au 29 janvier. Allemagne, Cologne.

>>Renseignements


• Le Bocuse d’Or 2003
Du 28 au 29 janvier 2003, dans le cadre du SIRHA à Lyon, Parc des expositions.

>>Renseignements

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