Décembre 2001



• INGREDIENTS ET PRODUITS

- Récolte de blé 2001 : le bilan
- "Pain normand" : un p'tit goût de terroir !
- Pain au levain : le chouchou des consommateurs
- Université d'été de nutrition

• MATERIEL

- L'attestation de conformité Hygiène et Sécurité, un argument commercial
- Pour avoir réponse à tout, les journées techniques du lempa

 • A L'INTERNATIONAL

- Les olympiades des métiers : et la boulangerie ?
- Concours International du meilleur jeune boulanger
- Hommage à la boulangerie française au salon Nordback de Hannovre

 • A L'INBP

- Un week-end "découverte du pain"

 • A LIRE

- Supplément technique : Numéro spécial sur les allergies aux poussières de farine

 • VISITE GUIDEE

- En Alsace le pain a sa maison !

• FORMATION

Le CAP boulanger réformé



RECOLTE DE BLE 2001 : LE BILAN
Exposant aux Journées Techniques de l’ENSMIC (Ecole Nationale Supérieure de Meunerie et de l’Industrie Céréalière) les 15 et 16 novembre derniers, le LEMPA (Laboratoire d’Essais des Matériels et Produits Alimentaires de l’INBP) y a recueilli des informations sur la récolte 2001 en complément de ses propres analyses.
Côté emblavement, bonne nouvelle !
Les blés panifiables progressent depuis 3 ans au détriment des blés impanifiables, comme Trémie par exemple. Ils représentent plus de 80 % des emblavements. Cette progression des blés panifiables est essentiellement le fait des nouvelles variétés inscrites au catalogue, Isengrain, Charger ou encore Apache. Soissons, blé panifiable majeur des années 1990, ne représente plus que 10 % des emblavements, contre 35 % en 1995.
Qualité des blés
Il n’y a pas eu de gros problème de germination comme pour la récolte 2000. Plus de 80 % des blés ne présentent pas de germination. Par contre, le taux de protéines est en légère baisse dans l’ensemble. La moyenne est à 10,9 %, contre 11,3 % l’année dernière. Mais cette baisse est à relativiser, ces protéines étant de bonne qualité.
Vigilance nécessaire
Le souci viendra cette année de la forte hétérogénéité des lots de blés . Le meunier se devra de vérifier ses approvisionnements et d’éliminer les variétés posant problème en panification, comme par exemple systématiquement Isengrain.
En boulangerie, les difficultés de lissage vont s’accentuer par rapport à l’année dernière. L’autolyse pourra être utile, sauf pour les mélanges un peu justes en protéines.

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"Pain Normand" : un p’tit goût de terroir !
Le Pain Normand est un pain de terroir réalisé à partir d'une variété de blé rustique et de bonne qualité boulangère, cultivé dans le respect de l'environnement, le Camp Rémy. Transformé en farine par les meuniers, sans additifs, il est fabriqué par les boulangers suivant une recette traditionnelle : un pétrissage lent, des pâtes souples et bien hydratées et une longue fermentation. La pâte mettra environ cinq heures pour développer tout son arôme avant d'être enfournée.
Une logique de filière
La filière "Pain Normand" est née de l'initiative de quelques agriculteurs de Seine-Maritime regroupés au sein de l’association "Défis Ruraux". Décidés à cultiver un blé panifiable de grande qualité sur leur exploitation, leur objectif était simple : suivre le cheminement de leur blé du champ à la table du consommateur. L'idée forte de cette filière blé-farine-pain est également de recréer des liens entre les métiers, de valoriser leur travail et de tenir compte des attentes des consommateurs.
Des emblavements en progression
Avec le concours de deux meuniers et de quelques boulangers chargés de la panification, les premiers semis ont eu lieu en automne 1997 sur 25 hectares. Aujourd'hui, cette surface atteint environ 120 hectares. Elle est cultivée par 11 agriculteurs de Seine-Maritime et 7 agriculteurs de l'Eure. Des organismes institutionnels ont soutenus le développement de la filière, parmi eux le Lycée Agricole d'Yvetot et le LEMPA (Laboratoire d'Essais des Matériels et Produits Alimentaires de l’INBP).
Des débouchés prometteurs
Une démonstration sur la fabrication du "Pain Normand" a eu lieu le 15 Novembre dernier, à l'INBP, à l'occasion de la 3ème convention de la filière. Ce fut l'occasion pour le public de constater que la farine "Pain Normand" n'est pas exclusivement réservée à la baguette. Plusieurs artisans en ont fait la preuve avec des brioches natures, aux cristaux de sucre ou aux pommes, des croissants, des pains au chocolat et autres pains spéciaux.
Ils sont aujourd'hui près de cent artisans-boulangers à travailler avec la farine "Pain Normand" et selon Jacques Follet, Président du comité de pilotage du Pain Normand, la baguette "du terroir" pourrait bien faire son entrée dans la restauration collective (cantines, hôpitaux, etc.). Une bonne nouvelle pour tous ceux qui ne connaissaient pas encore la saveur d'une baguette "comme autrefois".

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Pain au levain : le chouchou des consommateurs
Dans le cadre de ses activités d’analyses sensorielles, le LEMPA a sollicité une centaine de personnes pour une dégustation aveugle de pains issus de productions très différentes. Le principe ? Proposer à ce public non averti, donc représentatif du comportement du consommateur ordinaire, d’évaluer la texture et le goût d’une baguette pétrie intensivement, d’un pain pétri lentement et d’un pain au levain. Le tout, bien sûr, sans connaître à l’avance les spécificités de chaque produit.
Le pain au levain recueille ainsi le plus de commentaires positifs (95 sur 133 commentaires). Très apprécié pour son bel aspect « à l’ancienne », son goût typique a remporté un succès indéniable. Le pain issu d’un pétrissage lent est également plébiscité pour son goût (41 appréciations positives contre 13 négatives) et sa texture croustillante. Son aspect séduit : il évoque « le pain de campagne » et donne des signes de qualité. Enfin, unanimité…négative pour la baguette de pétrissage intensif (92 commentaires négatifs sur 103 appréciations). Les consommateurs lui reprochent un goût ordinaire, voire un manque de goût, et son aspect industriel.
Ce test confirme donc les tendances actuelles de consommation : l’attachement aux signes extérieurs de tradition et la recherche de saveurs affirmées. Boulangers, à vos pétrins !

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Université d'été de nutrition
La qualité du pain : c’est l’affaire de toute la filière

Représentant privilégié du 4è groupe d’aliments, celui des féculents et des céréales, le pain joue un rôle important dans notre équilibre alimentaire. Pauvre en lipides, riche en hydrates de carbonne complexes, il assure à l’organisme un taux de glycémie modéré mais persistant. Il méritait donc qu’une table ronde lui soit consacré, lors de l’Université d’été de Nutrition qui s’est tenue en juillet dernier à Clermont-Ferrand, à l’initiative de Christian Remesy (directeur du département nutrition, alimentation et sécurité alimentaire de l’INRA). Table ronde qui a mis en avant la nécessaire implication de tous les acteurs de la filière blé-farine-pain.
De la culture…
Traçabilité et exigences qualitatives du consommateur oblige, tous les travaux actuels sur la nutrition intègrent désormais leurs réflexions dans le contexte de la chaîne alimentaire toute entière. Ainsi évoquer les qualités nutrionelles du pain implique de prendre en compte le travail du boulanger, mais aussi celui du meunier et celui de l’agriculteur.
En effet, l’optimisation nutritionnelle de la panification se prépare dès la sélection variétale des blés, par une connaissance de leur structure intime et des spécificités de culture. Le meunier traite ensuite les opérations de division et de fractionnement des strates des grains de sorte d’en préserver la richesse en minéraux et micronutriments. Ainsi une farine avec un taux d’extraction élevé bénéficie de tous les nutriments contenus à la périphérie du grain. Ces mêmes opérations concourent à favoriser l’activité fermentaire participant à l’amélioration de la qualité du pain. Par ailleurs d’autres céréales sont utilisables, toutes cultivées en France pour l’alimentation humaine : triticale, épeautre, blé dur, avoine, orge, seigle, sarrasin, millet, maïs, riz.
… à la panification
Au boulanger de prendre alors le relais pour offrir aux consommateurs un pain aux qualités nutritionnelles et gustatives garanties. C’est, par exemple, le sens du décret du 13 septembre 1993 sur le pain de tradition fançaise. Le retour à des techniques de pétrissage, de fermentation (polish), de façonnage et de cuisson plus traditionnelles améliore la conservation du pain. Il signe surtout le retour en force du goût grâce auquel le pain devient un aliment à part entière. Par plaisir, le pain retrouve une place privilégiée et nécessaire sur la table du consommateur.

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L’attestation de conformité Hygiène et Sécurite, un argument commercial
Le CETIM (Centre Technique des Industries Mécaniques) propose désormais la délivrance d’une attestation de conformité Hygiène et Sécurité. Elle s’applique au matériel neuf qui est examiné au regard des directives européennes, et de préference selon les normes européennes lorsqu’elles existent.
Le LEMPA prend en charge les expertises sur le matériel agro-alimentaire. A ce jour, Bongard (pour les façonneuses et certains fours de leur gamme), VMI (pour des pétrins et batteurs-mélangeurs), Dito-Sama (pour des batteurs-mélangeurs, pétrins et coupe-légumes)se sont déjà engagés dans cette démarche. Ils y voient un label utile pour la vente, ou même le référencement auprès de grands donneurs d’ordres, de leurs produits phares et de leurs nouveautés.

Contact : Frédéric Landgraf, f.landgraf@inbp.com, tél. 02 35 58 17 85

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Pour avoir réponse à tout, les journées techniques du LEMPA
Le coup de poing d’arrêt d’urgence est-il obligatoire sur toutes les machines ? Quelle est la fréquence de vérification d’une installation électrique ? Peut-on encore utiliser l’aluminium comme matériau au contact des aliments ? Pas toujours facile de faire le tri entre ce qu’on croit savoir, ce que l’on a entendu dire et la réponse avérée. Aussi le LEMPA propose-t-il une réponse avec références documentaires et réglementaires à l’appui au cours de journées techniques spécifiquement conçues pour les distributeurs-installateurs de matériel des métiers de bouche (boulangerie, pâtisserie, charcutiers, traiteurs, restaurants, cuisines professionnelles). Cette prestation intéresse tout autant les constructeurs et les commerciaux. En 2002, les sujets abordés se diversifient : énergies et réglementation, mais aussi conformité des locaux, ventilation, hygiène et nettoyage (méthode HACCP), raccordement des fours et travaux de fumisterie, fluides frigorigènes.
En 4 ans, 260 personnes ont déjà bénéficié de ce service, pourquoi pas vous ?
Le calendrier 2002 vient de sortir :
-le mercredi 5 juin 2002 à Reims,
-le jeudi 26 septembre 2002 à Montpellier,
-le jeudi 31octobre à Nantes,
-le jeudi 28 novembre à Paris.

Contact : Frédéric Landgraf, f.landgraf@inbp.com, tél. 02 35 58 17 85

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Les Olympiades des Métiers : et la boulangerie ?
Du 13 au 16 septembre dernier, se sont déroulées à Séoul Les Olympiades des Métiers. Il s’agit d’un concours international regroupant de nombreux métiers de l’Artisanat, excepté la boulangerie, qui désigne le meilleur jeune ouvrier de chaque discipline.
La France avait sélectionné 3 jeunes boulangers français qui se sont déplacés en Corée accompagnés de leurs professeurs et de plusieurs représentants de l’INBP. Pourquoi l’INBP puisque la boulangerie, au contraire de la pâtisserie, n’est pas représentée dans ces Olympiades ? Justement pour amener les dirigeants à référencer ce métier. Des démonstrations de boulangerie française ont été organisées dans quelques entreprises de la capitale. Espérons que ces efforts portent leus fruits et que la boulangerie sera enfin représentée lors des prochaines Olympiades. De nombreux professionnels œuvrent dans ce sens. Rendez-vous en Suisse en 2003 !

A noter : la France s'est distinguée dans la discipline Pâtisserie-Confiserie. Sébastien Roche, Rhône-Alpes a remporté une médaille d'argent !

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Concours International du Meilleur Jeune Boulanger
Une fois n’est pas coutume, ce sont 3 jeunes filles qui ont remporté ce concours (Suède, Danemark et Suisse). La Suède s’est également imposée en équipe. Le prix de l’innovation et de la créativité a été remporté par la seconde helvète en compétition qui s’est d’ailleurs particulièrement distinguée avec ses produits de petite boulangerie.
Vingt-deux concurrents provenant de 11 pays différents ont été accueillis par l’Ecole Professionnelle Richemont pour cette 31ème édition. C’était en octobre dernier à Lucerne, en Suisse.
Le concours a démontré une certaine équité entre les pays concurrents (Allemagne, Autriche, Danemark, Finlande, France, Hollande, Luxembourg, Norvège, Suède, Suisse, Pologne)
Pour la première fois, le goût faisait partie des critères du jury, ce qui a conduit à une nette amélioration de la qualité des produits. Les participants ont fait preuve d’une grande créativité et d’une finesse d’exécution remarquable. Bref, cette édition était d’un niveau très élevé.
Et pour la petite histoire, les participants ont découvert un nouveau produit, peut-être prometteur, en tout cas déjà bien apprécié par les suisses : l’alcool de pain (produit à base de pain contenant 40° d’alcool) !

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Hommage à la boulangerie française au salon Nordback de Hannovre
Salon professionnel dédié à la boulangerie-pâtisserie-traiteur, Nordback avait fait cette année de la France son invité d’honneur. Du 29 septembre au 2 octobre derniers, la Confédération Nationale de la Boulangerie et l’INBP ont donc assuré la promotion du savoir-faire hexagonal par des démonstrations et la fabrication de produits « typiquement français » devant un public attentif.
Les perspectives
Nordback, bien que très orienté vers le marché intérieur allemand, a bien rendu les tendances actuelles d’évolution : part grandissante des produits biologiques, développement de l’offre traiteur (produits préparés et sandwichs ultra-frais) dont la gamme est beaucoup plus diversifiée qu’en France. L’équipement s’adapte à ces évolutions avec des présentoirs conçus spécialement pour les sandwichs, des meubles avec four intégré pour proposer en magasin un service de restautation rapide. On remarque aussi la multiplication des fours ventilés à nettoyage intégré, initialement utilisés en cuisine, et aujourd’hui en boulangerie-pâtisserie.
Des projets de coopération
Ce salon a permis à l’INBP de renforcer ses liens avec la boulangerie allemande. Un projet d’échange entre le Centre de Formation des Apprentis de l’INBP et l’Ecole de Boulangerie de Hannovre pourrait se concrétiser très prochainement. Projet qui permettrait aux apprentis de chaque pays de se rencontrer, de découvrir la culture de « l’autre » mais aussi d’échanger des savoir-faire spécifiques. Un premier échange court est prévu durant le premier trimestre 2002, en attendant l’organisation de séjours étalés sur plusieurs semaines.

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Un week-end « découverte du pain »
Une centaine de salariés de la Banque Populaire, sont venus dans les locaux de l'INBP à Rouen, les 25 et 26 novembre derniers pour découvrir le pain et son univers, week-end organisé à la demande de leur Comité Inter Entreprise.
Au programme : visite d’un moulin, celui de la Pannevert, la dégustation, et fabrication de pain et de viennoiseries auprès des formateurs boulangers de l'INBP, qui ont répondu à leurs différentes questions. Ils ont ainsi eu l’occasion de mettre en pratique les connaissances acquises durant ce week-end et sont repartis les bras chargés de produits qu’ils avaient eux-même fabriqués.


Toute l’année, l’INBP propose des animations « du grain au pain » pour les enfants et pour les adultes.
Contact
Marie-Paule Bouhélier
02 35 58 17 72
mp.bouhelier@inbp.com

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Supplément technique : Numéro spécial sur les allergies aux poussières de farine
Quel pourrait être le comble du boulanger ? Etre allergique à la farine !
Et pourtant un professionnel sur quatre atteint d’affections respiratoires est un boulanger. La farine est en effet la première cause d’asthme professionnel en France.
La rhinite comme l’asthme à la farine sont des maladies professionnelles. Mais seulement quelques dizaines de cas sont reconnus chaque année chez les salariés. C’est un chiffre notoirement sous-évalué car c’est aux salariés de faire la déclaration et les personnes atteintes ne consultent pas forcément un médecin.
Cette situation méritait une attention particulière. C’est pourquoi le LEMPA (laboratoire de l’INBP), avec le soutien financier de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et le soutien technique de l’Institut National de Recherche et Sécurité, a mené une étude dont l’objet était d’évaluer, étape par étape, les moments où le boulanger était le plus exposé aux poussières de farine, lors de la fabrication du pain. Cette phase d’observation terminée, il convenait de chercher à réduire ces expositions. De nombreuses solutions ont été testées au sein de l’INBP. Les résultats sont détaillés de manière très précise dans ce supplément technique et des artisans boulangers ont également donné leur avis concernant les diverses solutions proposées.

Parution le 15 décembre en supplément aux Nouvelles de la Boulangerie-Pâtisserie.

Vous souhaitez lire ce supplément, téléchargez-le !

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En Alsace, le pain aussi a sa maison !
Faire découvrir et comprendre le pain sous toutes ses formes et assurer la promotion du métier d'artisan-boulanger, telle est la vocation de la Maison du Pain d'Alsace.
Véritable musée régional de la boulangerie, elle est aussi pôle d'animation et de formation.
La pain de A à Z
De l'Egypte ancienne à nos jours, le pain est décliné sous toutes ses formes. Dans les vitrines, des collections de moules, d'ustensiles de toutes les formes, de toutes les époques mais aussi des maquettes montrent la fabrication et la cuisson du pain à travers les siècles. La visite s'achève devant le fournil contemporain qui fonctionne toute la journée. "Chaque jour, un boulanger bénévole fait fonctionner le fournil de la maison", précise Daniel Millius, le directeur, "il fabrique le pain devant les visiteurs et présente son métier, répond aux questions". Devant le fournil, une animatrice vend les produits tout juste sortis du four. On peut également acheter des pains de toutes sortes, des confitures, du miel mais aussi des livres de recettes, des documentations.
Succès immédiat
La Maison du Pain d'Alsace a ouvert ses portes au public le 3 juillet dernier et elle compte déjà plus de 4500 entrées à ce jour, public local mais également touristes français et étrangers. Avec une soixantaine de classes accueillies depuis la rentrée de septembre et un planning de visite quasiment complet jusqu'à Noël, la Maison du Pain répond largement aux espoirs de ses concepteurs.
Le projet de réaliser une Maison consacrée au pain à Sélestat est née à l'origine d'une initiative locale regroupant au sein d'une association, des boulangers de la région, actifs ou retraités.
Aménagée dans l'ancien "Poêle" de la corporation des boulangers de 1522, elle est située au coeur de la ville, dans un ensemble de monuments historiques prestigieux.
Multiplication des maisons du pain ?
Le pain est un thème intemporel et le public ne s'y trompe pas. On vient à la Maison du Pain pour comprendre, apprendre, retrouver des odeurs, des saveurs nouvelles ou des souvenirs d'antan. Au terme de la visite, on souscrit aux voeux de Jean-Pierre Crouzet, Président de la Confédération nationale de la Boulangerie, qui a rêvé lors de l'inauguration, à une multiplication des Maisons du Pain sur le territoire national afin de "promouvoir le vieux métier moderne" qu'est celui de boulanger.

Renseignements et réservations au 03 88 58 45 90,
ou par mail : maison.du.pain.d.alsace@wanadoo.fr

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Le CAP Boulanger réformé
L’Education Nationale a entrepris la réforme des CAP et des BEP afin de clarifier les objectifs de ces deux filières. Le CAP débouche directement sur un emploi, le BEP est plutôt considéré comme la première marche vers le bac professionnel. La profession souhaitait réformer le contenu du CAP pour l’adapter aux évolutions des entreprises. Une commission paritaire consultative (CPC) réunissant des représentants des chefs d’entreprise, des salariés, des formateurs et des membres de l’Education Nationale a donc été missionnée pour engager une réflexion dans ce sens.
Révision du contenu
L’objectif est de diminuer la largeur de la gamme de fabrication pour insister sur les fondamentaux du pain (pétrissage, fermentation) et la qualité du produit fini. Le pain de tradition française sera donc intégré au référentiel avec ses multiples déclinaisons concernant les temps de pétrissage et les modes de fermentation. Les pains divers seront restreints au pain complet et au pain de campagne, la viennoiserie à la pâte à croissant et à la pâte à pain au lait. Le programme de technologie et de sciences appliquées sera simplifié.
Nouvelles modalités d’examen
Le domaine professionnel fera l’objet de deux épreuves : une écrite et une pratique soumises chacune à la règle éliminatoire si la note globale est inférieure à 10/20. Pour l’épreuve de pratique, le principe de note éliminatoire par fabrication est donc éliminée. Cette épreuve comportera un seul pain spécial, deux viennoiseries et un pain de tradition française. Une partie des connaissances de technologie et de sciences appliquées sera validée lors d’un entretien de 15 minutes au cours de l’épreuve de pratique.
Pour éviter trop de variations entre académies, une fiche technique nationale sera proposée et le découpage de la notation sera d’une précision suffisante pour neutraliser les interprétations. Les notes du contrôle continu réalisé en cours de formation peuvent être prises en compte pour l’obtention du diplôme. Cette possibilité est applicable pour les lycées qui le souhaitent. Elle est soumise à l’habilitation du recteur pour les CFA. Le nouveau CAP devrait être validé par l’Education Nationale courant mars pour une mise en application à la rentrée 2002.
La mention complémentaire aussi
Récemment porté à une durée minimum de 400 heures, la mention complémentaire du boulanger va aussi connaître une révision de son programme. La profession a, en outre, demandé la création d’une deuxième mention pour la pâtisserie boulangère. Demande en attente de réponse.

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